L'Heraldique de l'Ordre
Des origines et de l'évolution de l'emblème de
l'Ordre
En Palestine et durant les deux premiers
siècles qui suivirent leur repli en Occident les membres de l'Ordre de Saint-Lazare ne
portaient pour signe distinctif qu'une simple croix d'étoffe verte cousue sur le devant
de leur robe ou de leur cotte d'armes ainsi que sur le côté gauche de leur mantau.
C'est sans doute au début du XIIe S. que les Hospitaliers de Saint-Lazare adoptèrent cet
emblème pour se différencier des moines guerriers du Temple quie arboraient une croix
rouge dont les bras étaient sensiblement ancrés, des Hospitaliers de Saint-Jean portant
une croix blanche primitivement de la même forme mais dont les extrémités s'aiguiseront
progressiviment pour donner le célèbre croix à huit pointes dite plus tard de Malte,
des Teutoniques dont la croix noire sera l'ancêtre de la martiale Croix de Fer
prussienne.
On a voulu voir dans le choix du vert, couleur de Mahomet, comme un défi lancé aux
musulmans; acceptons cette tradition qui fait de la couleur de la croix de notre ordre une
prise de guerre, à l'instar d'un drapeau arraché à l'ennemi.
En 1314 Siegfried de Flatte, commandeur de Séedorf, rédigea une règle prescrivant aux
chevaliers de Saint-Lazare de porter "sur le devant de leur habit une croix verte
carrée ainsi que sur le coté gauche de leur manteau et sur les pièces de leur harnois
de guerre".
Parmi les monuments de la chapelle de la commanderie de Boigny si fâcheusement détruite
à la fin du XVIle s. figuraient plusieurs tombeaux de maîtres de l'Ordre, notamment ceux
de Thomas de Sainville (1320) et de Jehan de Paris (1349), personnages qui portaient la
croix carrée cousue sur le manteau.
Dans l'hommage qu'il rendit au roi Charles VI le 18 avril 1419 Robert le Conte, commandeur
de Saint-Antoine de Gratternont, mentionne l'obligation faîte aux hommes, tenanciers,
familiers et serviteurs de la commanderie de porter une croix de couleur verte cousue à
leur robe. Ainsi l'emblème n'était point réservé aux membres de l'ordre, il pouvait et
devait même être porté, tel un badge, par les petits vassaux et gens de condition plus
modeste qui formaient autour du commandeur un véritable clan Saint-Lazare. C'est dans la
chapelle de cette commanderie normande que subsistent de précieux vestiges de l'ordre qui
nous sont parvenus mutilés par les guerres Civiles et religieuses, la révolution de
1789, les combats qui suivirent le débarquement de juin 1944, mais demeurent assez
éloquents pour nous donner une excellente leçon d'héraldique. Deux monuments érigés
à la mémoire de Pierre Pottier dit Conflans, commandeur de Grattemont et de la Lande
Daron, vicaire général du grand maître Guillaume des Mares, nous renseignent sur la
forme de la croix, la manière de la porter sur l'habit et l'armure, les armes de l'ordre
et leur incorporation dans le blason d'un dignitaire, l'existence dés le seconde moitié
du XVe s. d'une croix portée en sautoir préfigurant les insignes qui prendront deux
siècles plus tard tant d'importance.
Pour nous en tenir à la forme de la croix nous constatons qu'elle était encore vers 1480
indifféremment grecque ou latine, que ses branches étaient soit carrément coupées soit
légèrement potencées ou mieux pattées. Ces nuances sont souvent à peine perceptibles
et l'on pourrait les attribuer à l'hésitation de la main de l'artiste si d'autres
documents de la même époque ou du siècle suivant ne nous confirmaient que la croix
"carrée" primitive tendait à acquérir un profil plus esthétique.
Un évènement important de l'histoire de l'ordre allait brusquer cette évolution. Par sa
bulle de 1489 le pape Innocent VIII avait réuni l'ordre de Saint-Lazare à celui de
Saint-Jean de Jérusalem. Après plus d'undemi-siècle de résistance notre ordre accepta
d'être gouverne par des grands maîtres appartenant à Saint-Jean (1557).
L'appartenance aux deux ordres obligeait ces chevaliers à porter simultanément leurs
emblêmes et l'on choisit par souci de commodité autant que d'élégance de les combiner
en un seul en les superposant: sur la croix blanche de Malte fût posée la croix verte de
Saint-Lazare, de dimensions moindres et à laquelle on donna la même forme, obtenant
ainsi une croix de sinople à huit pointes bordée d'argent. Il semble toutefois que ce
nouvel emblême ait été durant quelque temps réservé aux grands maîtres car lorsque
François Salviati tint chapitre à Boigny en 15 7 8 il décrivit la croix que les
chevaliers devaient porter sur leur robe "une croix verte à huit pointes" sans
mentionner la bordure blanche.
A dater de l'union de Saint-Lazare avec l'ordre de Notre-Dame du Mont Carmel (l 608) la
croix octogone fut écartelée aux couleurs des deux ordres, c'est-à-dire d'armaranthe et
de sinople, pour redevenir vers 1778 de sinople
plein qui demeure de nos jours la marque distinctive de nôtre institution chevaleresque.
Des armes de l'Ordre
La plus ancienne représentation
authentique des armes de l'ordre qui nous soit parvenue figure sur le sceau de Jacques de
Besnes dont la matrice appartenait au musée du cardinal François de Zelada à Rome et
dont une empreinte est conservée aux Archives de Vienne dans la collection Smitmer
Loschner. Ce sceau fût apposé en 1382 sur un document par "Frère Jacques de Abenis
(de Besnes) chevalier, maître de Saint-Lazare citra et ultra marc". De type
équestre classique il nous montre un cavalier en harnois de guerre galopant sur un cheval
caparaçonné, l'épée haute, portant un bouclier en forme d'écu triangulaire chargé
d'une croix; le champ de l'écu est losangé avec un point au centre de chaque losange
mais ce n'est là qu'un simple motif ornemental servant à rompre la monotonie du fond, le
diapré familier aux héraldistes. Quoique les émaux ne soient point indiqués - le
procédé des hachures conventionnelles ne date que du XVIle s. - ce blason peut se lire
"d'argent à la croix de sinople".
C'est à Saint-Antoine de Grattemont quie nous trouvons un siècle plus tard (cirea 1485)
une seconde version des armes de l'ordre. Sur un piédestal de la statue de ce saint
portant une inscription à la mémoire du commandeur Pottier figure un écu à la croix
latine dont les extrémités sont légèrement pattées et alaisées c'est-a-dire ne
touchant point le bord de l'écu. Une banderole déployée de part et d'autre du casque
timbrant ce blason précise qu'il s'agit bien des armes de Saint-Lazare.
Le sceau dont usait à la fin du siècle suivant le commandeur de Séedorf nous offre une
troisième variante: les armes de l'ordre placées en écartelure sont une croix nettement
pattée dont les branches égales joignent le bord du blason. Toutefois la grand maître
Salviati écartelait à la même époque "d'argent à la croix de sinople" telle
que Jacques de Besnes la portait deux cents ans auparavant.
De Nérestang ler au comte de Provence l'arnaranthe serajoint au vert puis disparaîtra
des armes de l'ordre à la fin du XVIIIe s.
De l'incorporation de la croix dans les
armoiries des chevaliers
Aucun document ne nous apprend comment,
avant la fin du XVe s., les chevaliers de Saint-Lazare indiquaient dans leurs armoiries
leur appartenance à l'ordre.
Si l'on se réfère aux usages des autres ordres militaires et hospitaliers, notamment à
ceux de Saint-Jean de Jérusalem, les membres de Saint-Lazare devaient placer la croix
dans le champ même de l'écu, soit dans le canton dextre, soit en abîme. Ce procédé
était encore utilisé vers 1480 comme le prouve le blason du commandeur de Saint-Antoine
de Grattemont Pierre Pottier déjà cité: aux trois pots de fleurs de ses armes
personnelles Pottier avait ajouté une croix grecque lègèremtn pattée posée au centre
de l'écu.
D'autres documents nous montrent l'emblême de l'ordre placé en dehors de l'écu,
s'érigeant en cimier, seul ou tenu par un animal héraldique; ainsi le lion du cimier du
commandeur de Séedorf brandissait fièrement entre ses pattes la croix à huit pointes.
Ce n'est qu'au seuil du XVIIe s. que Saint-Lazare adopta l'usage du "Chef de la
Religion" d'argent à la croix de sinople dont les chevaliers coifferont désormais
leurs armes de famille; remarquons toutefois que certains d'entreeux n'observèrent point
cette règle, soit parce qu'ilsjugeaient un peu pesante cette marque d'allégeance, soit
parce qu'elle altérait la pureté de leur blason, en particulier lorsque celui-ci
comportait déjà un chef.
Des usages héraldiques magistraux
D'après la description du tombeau de
Jacques de Besnes (Boigny XlVe s.) ce maître de Saint-Lazare plaçait une croix au-dessus
de son écu pour marque de sa dignité. Les armoriaux attribuent uniformément aux chefs
de l'ordre, des origines à Jean de Conti, l'usage de poser leurs armes sur une croix de
sinople de forme simple; a partir du magistère de Jean de Lévis cette croix est à huit
pointes, bordée de blanc.
Nous savons par Gautier de Sibert que François Salviati fit peindre ou sculpter ses armes
vers 1580 en plusieurs endroits du château de Boigny. Elles étaient "éclartelées
en I et IV d'argent à la croix de sinople qui sont celles de l'Ordre et la marque de la
grande maîtrise, en II et III de gueules aux trois rateaux d'argent qui sont de Salviati,
et sur le tout un chef de l'ordre de Malte dont le grand maître était chevalier".
Négligeons de commenter ici la position insolite du chef de Malte et constatons seulement
que le procédé de l'écartèlement l'emportait à la fin du XVIe s. sur les autres;
peut-être les prédécesseurs immédiats de Salviati en usaient-ils déjà mais nous n'en
avons pas la preuve.
Contemporain de Salviati, le commandeur de Séedorf utilisait un sceau écartelé en I et
IV des armes de l'ordre, en II et III d'un lion ce qui pour-rait signifier que
l'écartèlement n'était point encore considéré comme le privilège exclusif du grand
maître ou bien que ledit commandeur était d'humeur indépendante, voire contestataire.
Des Nérestang à nos jours l'écartèlement est de règle. Lorsque le marquis de Louvois
fût nommé Vicaire général Louis XIV stipula qu'iljouirait de tous les droits d'un
grand maître mais n'en porterait point les marques extérieures et l'on remarque en effet
que dans l'Armorial ses armes ne sont pas écartelées et portent seulement le "chef
de la Religion". Toutefois les reliures de ses livres sont frappées d'un fer vengeur
ou figure l'écartelé interdit.
Sous les magistères du due de Berry et du comte de Provence les quartiers fürent
inversés par respect pour les armes de France dont on estimait qu'elles ne pouvaient
céder le pas à celles de l'ordre; ces dernières glissèrent donc en Il et III,
abandonnant respectueusement les quartiers d'honneur aux fleurs de lys.
Des croix, cordons et colliers insignes de l'Ordre
A la différence des ordres royaux ou
dynastiques les ordres militaires et hospitaliers anciens n'ont adopté qu'assez tard le
port d'insignes faits de métal et d'émail relevant de l'art de l'orfèvre. Alors que les
chevaliers de la Jarretière, de la Toison d'or, de St. Michel et autres instiutions moins
illustres arboraient dés le XVe s. des colliers délicatements ciselés auxquels étaient
appendus des insignes, bijoux dénommés "affiquets", les membres de SaintJean
et de Saint-Lazare de Jérusalem ne portaient encore qu'une croix-badge de tissu cousu sur
leur robe monacale ou leur cotte d'armes. Le piédestal de la chapelle St. Antoine de
Grattemont nous montre des chevaliers de Saint-Lazare en armure ayant, pendant sur la
poitrine, une importante croix de métal ou de bois accrochée autour du col par un large
cordon, Peut-être cette croix est-elle l'ancêtre rustique des insignes de plus en plus
élaborés dont les membres de l'ordre se pareront aux siècles suivants. Dans le dernier
tiers du XVIe s. l'insigne de col était une croix de Malte émaillée de sinople bordée
de blanc; c'est une croix du même modèle, mais non bordée, que le duc de Savoie unit à
celle de son ordre de Saint-Maurice lorsqu'il absorba en 1572 le Prieuré de Saint-Lazare
de Capoue.
Par la volonté du roi Henri IV l'ordre de Saint-Lazare s'allia en 1608 à celui de
Notre-Dame du Mont Carmel et Philibert de Nérestang, grand maître des "ordres
unis", dût créer un nouvel insigne ainsi que Jean de Levis et Emmanuel Philibert de
Savoie l'avaient fait dans des circonstances comparables.
En autorisant la fondation de Notre-Dame du Mont Carmel le pape Paul avait réglé les
insignes de cet ordre: les chevaliers porteraient sur leur manteau une croix à huit
pointes de velours ou de satin de couleur tanné amaranthe bordée d'argent ornée au
centre d'un médaillon représentant la Vierge à mi-corps tenant son fils Jésus et
entourée de rayons d'or, le tout en broderie. Appendue au col par un ruban de soie
arnaranthe, ils arboreraient pareille croix d'or émaillée de même couleur et ornée des
deux cotés de l'image de Notre-Dame. Cette description est due à l'héraldiste Palliot
(1660) et nous trouvons deux ans plus tôt dans 'T'Estat de la France" que la croix
cousue sur l'habit ainsi que celle de l'affiquet était non de forme maltaise mais
ancrée.
C'est cet emblème que Nérestang va incorporer à la croix de sinople de Saint-Lazare.
Gautier de Sibert nous décrit l'insigne des Ordres unis "une croix dor à huit
vais (pointes) cantonnée de quatre fleurs de lys, d'un côté émaillée damaranthe
avec l'image de la Sainte-Vierge aumilieu, etdel'autre émaillée de sinople avec l'image
de Saint-Lazare".
Avant de parvenir à ce modèle dont l'usage ne s'imposa qu'à partir de Nérestang IV les
insignes de l'ordre connurent une longue période d'hésitation. Les "Mémoires,
règles et statuts" de 1649 indiquent que la croix cousue sur le manteau était
amaranthe bordée d'argent avec au centre une Vierge rayonnée d'or et donne de celle que
l'on portait alors en écharpe la description suivante: une croix à huit pointes
pommetées d'or et anglée de quatre fleurs de lys du même métal. Mais le texte précise
que cette croix est double "la première et la plus grande est celle de Notre-Dame du
Mont Carmel d'émail tanné amaranthe, la deuxième plus petite chargée sur la grande est
celle de Saint-Lazare d'émail vert, au centre un médaille ovale de la Vierge". Ce
procédé par superposition des emblème des deux ordres se retrouve cinquante ans plus
tard sur un fer de reliure du grand maître Dangeau montrant les armes de Courcillon
posées sur une grande croix à huit pointes pommetées de Saint-Lazare recouvrant presque
entièrement une croix du Mont Carmel nettement ancrée . Ici l'ordre le plus ancien
affirme sa prééminence sur l'autre.
En 1664 Charles Achille de Nérestang décide "qu'autour de la grande croix on
mettrait un orle d'émail blanc, que la petite placée sur la grande serait d'or émaillé
de flammes vertes et bordée d'un orle tanné amaranthe, que la figure de la Ste Vierge
serait émaillée de blanc et posée assise sur une montagne verte, et que le cordon de la
croix serait de tabis (soie moirée) blanc". Décision qui ne fûtjamais exécutée;
ce modèle témoignait d'un goût peu sur et bousculait les traditions. Traditions
auxquelles nombre de chevaliers marquaient leur attachement en persistant à porter,
malgré les prescriptions magistrales, la simple croix de Malte de sinople bordée
d'argent semblable à celle d'avant 1608; ces intégristes boudaient Notre-Dame.
Il y eut un drame de la bordure blanche. Les chevaliers des ordres unis paraissent avoir
eu tendance à lui donner une largeur excessive qui pouvait faire confondre leurs insignes
avec ceux de l'ordre royal du Saint-Esprit. Lors d'un chapitre de cet ordre tenu en
décembre 1619 il fût décidé que l'on demanderait au Roi de mettre fin à cette
impudence. L'intervention de Louis XIII fût sans effet durable car le conflit devait
souvent rebondir, notamment lors des obsèques du marquis de Dangeau en 1720 ou l'on eût
le spectacle surprenant de deux ordres respectables s'affrontant durement autour d'un
catafalque pour une bordure blanche.
Depuis la fin du XVIIe s. la croix décrite par Gautier de Sibert était devenue le
modèle officiel cependant que l'emblème cousu sur le manteau était une croix à huit
pointes écartelée aux couleurs des ordres unis, l'amaranthe et le vert. Quant au ruban
il avait quitté en 1688 l'amaranthe pour la couleur feu, aussi difficile à définir que
l'autre.
Vers 1750 on ajouta aux insignes la devise "Dieu etmon Roi" etla croix fût
sommée d'une couronne. Lors du chapitre tenu le 19 avril 1774 en l'église St. Louis de
Versailles, le comte de Provence ordonna aux chevaliers et commandeurs profès de porter
journellement une croix verte à huit pointes cousue sur leurs habits et, dans les
cérémonies, sur leurs manteaux. La plaque dérivée de la croix cousue et qui était
jusque là amaranthe, plus ou moins enrichie de paillettes, fût désormais verte; en 1778
Provence decida que les officiers supérieurs et généraux la chargeraient d'une croix
simple d'argent portant la nouvelle devise "Atavis et armis" ainsi que les
chiffres SL et ND.
Pour en terminer avec la croix mentionnons la "croix d'école" que l'on
décernait comme récompense aux meilleurs élèves de l'Ecole Militaire. Elle fût
d'abord la réduction du modèle normal des chevaliers puis devint à partir de 1779 une
simple croix de Notre-Dame du Mont Carmel émaillée d'amaranthe portant à l'avers le
médaillon traditionnel et au revers trois fleurs de lys.
L'histoire du collier de Saint-Lazare, à la différence de celle des autres insignes de
l'ordre, n'entraîne point à de longs développements. Apparu tardivement, difficilement
admis par le Roi et les ordres de la Couronne, le collier sera rarement porté par les
chevaliers qui préféreront lui assigner le rôle d'ornement extérieur de leurs
armoiries.
L'usage d'une chaîne plus ou moins décorée de symboles divers supportant la croix de
Saint-Lazare ne parait pas être antérieur au XVIle s. On voit dans la chapelle
Saint-Antoine de Grattemont la statue mutilée en pierre polychrome d'un cavalier en
armure du milieu du XVe s. qui porte autour du cou une chaîne aux maillons assez larges;
l'un d'eux, de diamètre plus important, est décoré d'une croix à branches égales
semblable à celle que les chevaliers de Saint-Lazare portaient à cette époque cousue
sur le manteau. Cette statue est sans doute l'effigie d'un saint mais l'on peut se
demander si son auteur, à l'incitation du commandeur de Grattemont pour qui il
travaillait, n'a pas sculpte sur la pierre un insigne particulier à l'Ordre que l'on
pourrait considérer comme l'ancêtre du collier.
A la fin du XVIe s. la croix de métal émaillée de sinople était attachée par un
cordonnet, une simple chaîne ou un chapelet, dont l'usage pourrait avoir été introduit
par les grands maitres issus de l'ordre de Malte. Le premier modèle de collier, qui
parait dater du milieu du XVIIe s., est un chapelet de perles noires où alternent tous
les cinq grains les monogrammes SL, MA, et des palmes posées en sautoir, en argent
émaille et doré. L'affaiblissement du sentiment religieux fait bientôt abandonner le
chapelet au profit des figures symboliques soudées les unes aux autres en une lourde
chaîne ou l'or domine. On perçoit ici, comme pour la croix brodée sur le manteau, le
désir d'imiter la somptuosité des insignes des ordres du Roi. Ceux-ci ne manqueront pas
d'en prendre ombrage; sans allerjusqu'à interdire le collier, le Roi ne l'approuvera pas.
De Dangeau à la fin du XVIlle s. les chevaliers paraissent en avoir usé avec une
discrétion qui fait honneur tant à laur modestie qu'à leur bon goût.
Armorial des Grands Maîtres
Illustré et décrit par le Confrere Xavier
Bastard, CLJ, chancelier et officier heraldistique de la Commanderie de
Nouvelle-Calédonie, approuvé par le juge des armoiries de lOrdre, Chevalier Dennis
Endean Ivall, GCLJ.
Basé sur les manuscrits de 18èmes siècle par Chevalier Claude Dorat
de Chameuelles et Chevalier Vincent Thomassin dans les archives nationales françaises,
avec la recherche supplémentaire par Chevalier James J. Algrant y Cañete et Chevalier
Jean de Saint Vincent de Beaugourdon pour l'histoire et l'armoiries de lOrdre
"Ordo Sancti Lazari MCMLXXXIII".
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Gerard (108? - 1098±)
Maître de l'Hôpital de Jérusalem. Dit Gérard de Tum, Tom, Thoms, Tunc, Tenque,
dénominations fautives provenant de la mauvaise lecture d'une inscription latine figurant
dans un ouvrage du XVIe s. On lui préfère l'appellation de Gérard de Martigues, du nom
du bourg de Provence où il serait né. Les armes qui lui sont attribuées par Dorat sont
celles de la famille de Saint-Didier dont un historien du XVIle s. a affirmé, sans la
moindre preuve, que Gérard serait issu. "d'azur au lion d'argent" D'autres
auteurs lui donnent un blason de pure fantaisie: "de gueules à la montagne
d'or". |
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Boyant Roger (1120 - 1131)
Recteur de l'Hôpital de Saint-Jean (1120) puis maître des Hospitalier de Saint-Lazare.
Il existe plusieurs familles nobles du nom de Roger, Rosiers, Rousiers, qui ont pris pour
armes parlantes des roses-, toutefois celles attribuées à Boyant ne permettent de le
rattacher à aucune d'entre elles. "d'azur à trois roses d'or feuillées de
sinople". |
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Jean
(... 1131 ...)
Patronyme et armes inconnus. |
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Barthélémy
(... 1153 ...)
Patronyme et armes inconnus. |
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Itier
(... 1154 ...)
Patronyme et armes inconnus. |
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Hugues de Saint-Pol (... 1155 ...)
Les auteurs qui le citent ont ignoré ses armes. Il appartenait à la famille de
Candavène, comtes de St. Pol en Artois, dont les armes clairement parlantes étaient:
"D'azur à cinq gerbes d'avoine d'or posées en croix". |
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Raymond du Puy (1157 - 1159)
Successeur de Gérard de Martigues comme chef de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem il
aurait été atteint de la lèpre et serait devenu Maître de Saint-Lazare. Appartenait à
la famille du Puy Montbrun qui porte: "d'or au lion de gueules". |
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Rainier
(... 1164 ...)
Absent des armoriaux de l'ordre, patronyme inconnu. |
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Raymond
(... 1168 ...)
Absent des armoriaux de l'ordre, patronyme inconnu. |
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Gérard
de Monclar (... 1169 ...)
Sans doute de la famille d'Auvergne qui portait "d'azur, au chef d or |
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Bernard
(1185 - 1186)
Patronyme inconnu, absent des armoriaux de l'ordre. |
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Gautier de Neufchâtel ou de Châteneuf (... 1228 ...)
Absent du Dorat comme ses neuf prédécesseurs; aurait été commandeur de Burton avant
d'accéder à la dignité de maître général de l'Ordre. Il a existé en Bourgogne une
maison très ancienne de Neufchâtel alias de Châteauneuf qui portait "de gueules à
la bande d'argent, alias d'or".; toutefois cette famille ne semble pas s'être
illustrée en Terre Sainte. En revanche la maison de Châteauneuf de Rochebonne, en Forez,
a donné de nombreux croises et chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem dont le
grand-maître Guillaume de Châteauneuf (1251). Gautier appartenait sans doute à cette
famille forézienne. "de gueules à trois châteaux d'or". |
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Raynaud de Flory (1234 - 1254)
Les Flory tenaient un rang distingué dans le royaume de Jérusalem mais leurs origines et
leurs armes ne sont pas connues. Il y avait dans le Cambraisis une famille de ce nom qui
portait "de gueules au lion d'argent, au chef d'or chargé de trois roses de sable
Vers 1200 un Flory de Fouquerol était prieur de France des Hospitaliers de Saint-Jean et
s'armait "d'azur au chevron d'or accompagné en chef d deux étoiles de même et en
pointe d'un gland aussi d'or". On serait tenté de voir en ce prieur un parent de
Raynaud mais il est possible que, dans le cas dudit prieur, Flory soit prénom plutôt que
patronyme. |
 |
Jean de Meaux (... 1267 ...)
Titré Précepteur général de l'ordre. Les armes primitives des Meaux étaient
"d'argent à la fasce de gueules Plusieurs membres de cette famille se croisèrent et
l'un d'eux - serait-ce Jean ? - escorta de Terre Sainte à la Sainte Chapelle de Paris la
Couronne d'épines du Christ, en mémoire de quoi le roi Louis IX lui octroya les armes
suivantes: "d'argent à cinq couronnes d'épines de sable 2, 2, 1". |
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Thomas
de Sainville (1277 - 1312)
Titré maître général de l'ordre: "d'or à l'ours en pied de sable muselé et
bouclé de gueules". |
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Adam
de Veau (... 1314 ...)
"D'or au lion d'azur" |
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Jean
de Paris (1342 - 1349)
"D'argent à trois sangliers de sable". |
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Jean de Coaraze (... 1354 ...)
Dit fautivement Courras et Couraze. "Ecartelé en I et IV de gueules à un annelet
d'argent qui est de Coaraze, en II et III d'or à deux vaches de gueules l'une sur
l'autre, accornées, clarinées et ondées d'azur, qui est de Béarn" |
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Jean
le Conte (... 1355 ...)
"D'argent à trois têtes d'aigle de sable, une moucheture d'hermine et abîme". |
  |
Jacques de Besnes alias de Baynes (1368 - 1384)
"d'argent au lion de sable, une cotice de gueules brochant" Les armoriaux de
Dorat donnent aussi: "Ecartelé en I d'azur à trois fleurs de lys d'or, au baston de
gueule péri en barre, en II d'or au créquier de gueules, en III losangé de gueules et
d'argent, en IV échiqueté d'or et de gueules, sur le tout d'argent au lion de sable, une
cotice de gueules brochant". Il faut noter que la branche de Jacques ne portait au
XIVe s. que l'écu au lion; la présence des quartiers d'alliance constitue un
anachronisme et ce blason écartelé concerne la branche des Besnes dit l'Estendart,
marquis de Bully, qui subsistait seule lorsque l'armorial de 1753 fut composé. Dans la
collection Smitmer-Loschner des Archives de Vienne figure l'empreinte d'un sceau de
Jacques de Besnes scellant un acte de 1382 et qui représente le Maître de l'ordre en
harnois de guerre galopant l'épée haute et portant un écu chargé d'une croix. Ce
document est d'autant plus intéressant qu'il confirme le caractère militaire de l'ordre
après qu'il eût quitté la Palestine. |
 |
Pierre des Ruaux (1413 - 1454)
Était maître dés 1413 et disparut peu après 1454. On connaît de nombreuses variantes
des armes de cette famille. Dans l'église de Boësses, près de Puiseaux en Orléanais,
figure un blason "d'argent à la fasce de gueules chargée de trois annelets du
champ" qui est celui de la branche à laquelle appartenait Pierre. L'écu de
l'armorial de Dorat se lit: "d'argent à deux fasces de gueules accompagnées de dix
tourteaux de sable 3, 3, 4". |
  |
Guillaume des Mares (... 1460 ...)
Il existe en Normandie, province dont ce maître des Hospitaliers de Saint-Lazare était
originaire, une famille des Mares de Bellefossé qui revendique Guillaume pour l'un des
siens et porte "d'azur à trois croissants montant d'argent". D'après Dorat,
Guillaume avait pour armes: "de ... à la croix ancrée de ... une bande de ...
brochante" ' Les métaux et les émaux ne sont pas connus et c'est afin de ne pas
déparer une page de son armorial enluminé (ms français No. 31795) que Dorat a fait
peindre l'écu de des Mares: "d'azur à la croix ancrée d'or, une bande de gueules
brochant". |
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Jean
le Cornu (1469 - 1493)
"D'or à une tête de cerf de gueules surmontée d'une ai,-le bicéphale de
sable". |
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François d'Amboise (1493 - 1500)
Neveu d'Aimery d'Amboise, Grand Maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
"Palé d'or et de gueules de six pièces" |
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Agnan
de Mareuil (1500 - 1519)
"De gueules à cinq fasces d'or". |
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François de Bourbon, comte de Saint-Pol (1519 - 1521)
Son inscription sur la liste des chefs de l'ordre n'est justifiée que par un acte du 18
juin 1521 le qualifiant commandeur de Boigny. Il appartenait à la branche de
Bourbon-Vendôme et c'est par son mariage, en 1535, qu'il devint duc d'Estouteville.
"d'azur, à trois fleurs de lys d'or, un baston de gueules péri en bande". A
cette époque les Vendôme surbrisaient en chargeant le bâton de trois lionceaux
d'argent. |
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Claude
de Mareuil (1521 - 1524)
Neveu d'Agnan de MAREUIL: "De gueules à cinq fasces d'or". |
 
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Jean
Conti (1524 - 1557)
"D'or au lion de gueules bandé de vair de six pièces, alias chargé de trois bandes
de vair". |
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Jean de Levis (1557 - 1564)
Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, il fut mis à la tête de l'ordre de Saint-Lazare
en vertu de la Bulle "Nos igitur" de 1489 demeurée jusqu'alors lettre morte.
Prit le titre de Grand-Maître. "D'or à trois chevrons de sable". |
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Michel de Seure (1564 - 1578)
Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, l'un des plus remarquables Grand-Maîtres de
Saint-Lazare avec ses successeurs Salviati et Clermont-Chastes. Inconnues des auteurs des
divers armoriaux, les armes de la famille de Seure étaient : "D'argent (ou d'or) à
la croix d'azur chargée d'une croisette d'argent et cantonnée de quatre fleurs de lys de
sable". |
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François Salvati (1578 - 1586)
Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem et ambassadeur de cet ordre, parent et conseiller de
Catherine de Medicis. "De gueules à trois rateaux d'argent". |
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Michel de Seure (1586 - 1593)
En résignant sa charge en faveur de Salviati il s'en était réservé certains droits
honorifiques et reprit ses fonctions après la disparition de François (Cf. no. 30) |
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Armand de Clermont de Chastes (1593 - 1603)
Maréchal de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, vice amiral de France. "Ecartelé
en I et IV de gueules à la clef d'argent posées en bande, en II et III d'azur à la
fleur de lys d'or". Selon certains auteurs, dont Dorat de Chameulles qui le cite dans
son armorial, Clermont aurait eu pour successeur immédiat Hugues Catelan de Castelmore
dont le magistère fut bref et qui portait: Dazur à trois porcs-épics d'or". |
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Charles de Gayand de Monterolles (1603 - 1604)
Neveu de Clermont et assumant les fonctions de Grand-Maître dés 1599 d'après Gautier de
Sibert. "D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux croissants d'argent et en
pointe d'une aigle bicéphale d'or". |
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Philibert marquis de Nérestang (1604 - 1620)
Grand-Maître de Saint-Lazare puis (1608) des ordres réunis de Saint-Lazare et de Notre
Dame du Mont Carmel. "D'azur à trois bandes d'or, trois étoiles d'argent posées
entre la première et la seconde bande". |
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Claude
marquis de Nérestang (1620 - 1639)
Fils du précédent. |
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Charles
marquis de Nérestang (1639 - 1644)
Fils du précédent. |
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Charles-Achille
marquis de Nérestang (1645 - 1673)
Frère de Charles. |
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Michel de Tellier, marquis de Louvois /1673 - 1691)
Avec le titre de vicaire général jouissant des pouvoirs attachés à celui de
grand-maître. "d'azur à trois lézards d'argent, au chef cousu de gueules chargé
de trois étoiles d'or". |
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Philippe
de Courcillon, marquis de Dangeau (1693 - 1720)
"D'argent à la bande losangée de gueules, au lion de sable en chef". |
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Louis
dOrleans, duc de Chartres, puis dOrleans (1720 - 1752)
"De France au lambel d'argent". |
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Louis de France, duc de Berry (1757 - 1773)
Quitta le grand magistère en devenant dauphin et fut le Roi Louis XVI. "Ecartelé en
I et IV de France, en II et III de France à la bordure engrêlée de gueules (Berry). |
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Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence (1773 - 1814)
Frère du précédent et futur Louis XVIII. "Ecartelé en I et IV de France, en II et
III d'azur à la fleur de lys d'or, au lambel de gueules (Provence)". |
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François
de Paula de Bourbon et de la Torre, duc de Seville, Grand dEspagne (1930-1952)
"De France à la bordure de gueules" (Bourbon-Anjou) |
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François-Henri
de Bourbon et de Bourbon, duc de Seville, Grand dEspagne (1952-1967)
Fils du précédent. Nommé Grand-Maître émérite en 1967. |
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Charles
Philippe de Bourbon-Orléans, duc de Aleçon, Vendôme et Nemours, Premiere Prince du Sang
(1967 - 1969/70)
"De France au lambel d'argent" |
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Obédience de Malte: |
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François
Henri de Bourbon et de Bourbon, Grand dEspagne (1973 - 1995)
Appelé à rependre ses fonctions de Grand-Maître pour une deuxiéme fois ent 1973 par le
chapitre général. |
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François
de Paula de Bourbon et Escasany, duc de Seville, Grand dEspagne (1995 - )
Fils du précédent, porte les mêmes armes |
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Obédience de Paris: |
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Pierre
de Cossé, duc de Brissac (1969 - 1986)
1969 fut nommé Grand-Maître, 1986 Grand-Maître emerité. Porte: "De sable à trois
fasces d'or denchées sur le bord inférieur". |
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François
de Cossé, marquis puis duc de Brissac (1986 - )
Fils du précédent, porte mêmes armes. Utilise le titre "téte suprême de
lOrdre". |

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